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    La France, depuis des années, voit son calendrier culturel déjà ponctué de nombreux événements – de festivals notamment – consacrés à l’Inde. Certaines de ces manifestations ont déjà su trouver une place de choix dans la vie culturelle de leur région. Mais parions que le nouveau festival qui va vivre sa première édition en avril 2013, Saison Indienne à Toulouse, est destiné à devenir un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux du Sous-continent.

   Dès ce premier cru, le programme est alléchant : conférences de haut niveau, nombreuses expositions, « Bollywood night », animations et, surtout, un important volet cinématographique avec douze films programmés ! La Ville de Toulouse et l’Ambassade de l’Inde en France, notamment, comptent parmi les soutiens officiels de cette belle initiative, qui saluera évidemment le centenaire du cinéma indien, le plus prolifique du monde durant les cent années écoulées… Notre site Indes réunionnaises est partenaire officiel médiatique de cette belle initiative, portée par une équipe de six passionnés épaulés par un précieux ensemble de bénévoles

   Pour en savoir davantage sur cette grande manifestation, laissons la parole à trois de ses responsables : Christophe Lèguevaques, président de l’association, Frédérique Bianchi, spécialiste du cinéma indien, et Swati Gupta Sacareau, artiste plasticienne que nous connaissons déjà. Petit bonus supplémentaire : en complément de ce que l’on pourra voir dans les galeries de la Ville Rose, nous vous proposons une exposition virtuelle de Philippe Pratx, lui aussi membre de l’équipe fondatrice du festival, au même titre que Danielle Mijoule et Sarah Lèguevaques.

   A ne pas manquer : la page Facebook du festival et le blog qui lui est consacré.

   Découvrez le programme officiel de la Saison Indienne à Toulouse !


Le mot du président, Ch. Lèguevaques - Le pôle cinéma
Le pôle expo - Exposition virtuelle (sur le site Indes réunionnaises)
Aperçu du programme et adhésion


Le mot du Président, Ch. Lèguevaques
(interview réalisée en partenariat avec Indes réunionnaises)

  • IR/LNRI : Christophe Lèguevaques, pouvez-vous d'abord nous expliquer comment est né ce projet d'une "Saison Indienne à Toulouse" ?

CL : A mon retour de l’Inde du Sud en 2011, j’ai souhaité nouer des liens étroits entre Toulouse-Midi Pyrénées et l’Inde. A cette occasion, j’ai écrit un Vade mecum India pour convaincre les décideurs économiques, politiques et institutionnels de se tourner vers l’Inde et d’arrêter de croire que tout se jouait en Chine. A cette occasion, j’ai crée une première association ToulousINDEMidiPyrénées, plutôt orientée « business » qui est un lieu de rencontre et d’échanges entre hommes et femmes d’affaires des rives du Gange et de la Garonne.
   Très vite, je me suis rendu compte qu’il existait à Toulouse une grave méconnaissance de la culture indienne. Plus précisément, on pense ou on rêve de l’Inde par des clichés anciens (Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne, par exemple) ou récents (le cinéma Bollywood). Or, la culture indienne est plurimillénaire et source de nombreux mythes occidentaux (Gilgamesch, Moïse, Jésus etc.). Pour tenter de combler ce fossé, il est apparu nécessaire de familiariser les Toulousain(e)s avec cette culture. De fil en aiguille, l’idée de créer un festival des cinémas indiens à Toulouse est apparu comme particulièrement fédératrice. Au festival de films, se sont ensuite adjointes d’autres activités culturelles comme les expositions (peinture et photographie), les conférences et j’espère pour les prochaines éditions, les spectacles vivants (chants, danses, théâtre…), dont nous n’aurons cette année qu’un petit aperçu. L’ensemble de ces manifestations a été réuni sous le vocable « SAISON INDIENNE à Toulouse » qui est également le nom de l’association qui porte cette activité culturelle.

  • IR/LNRI : Quelles sont les ambitions de votre association et de votre festival, pour cette première édition et à plus long terme ?

CL : Le petit groupe de passionnés qui se retrouvent dans la Saison indienne a souhaité montrer la société et la culture indienne dans tout le kaléidoscope de couleurs et de contradictions qui la caractérise. L’idée est d’abord de comprendre cette profusion d’images, de son, de couleurs et de parfums qui peut dérouter l’esprit cartésien. Ensuite, il s’agit d’établir des ponts et des correspondances entre les cultures afin de démontrer que ce pays si lointain et en fait si proche. A partir de là, nous espérons donner le goût de l’Inde à tous afin que se créent des liens d’amitiés et des initiatives culturelles.
   Sous dix ans, je souhaite que la Saison Indienne devienne le festival de référence des films indiens en France. Nous espérons convaincre les stars indiennes de venir à Toulouse pour le plus grand régal de tous.

  • IR/LNRI : La ville de Toulouse vous semble-t-elle particulièrement propice à un tel projet ?

CL : Non seulement la ville de Toulouse est propice à cette manifestation mais encore l’équipe municipale nous a très vite apporté son entier soutien.
   Le maire de Toulouse, Pierre Cohen, qui est le seul maire français à avoir accompagné le président HOLLANDE en février 2013 en Inde, a très bien compris qu’il existe déjà des liens forts entre Toulouse et Bangalore, notamment à cause d’Airbus. Cela se traduit par une population indienne présente à Toulouse.
   De plus, Toulouse capitale de l’intelligence, capitale culturelle, est à l’écoute des autres cultures. La ville peut se vanter de proposer des festivals de cinéma de presque tous les continents. Après le Japon, l’Amérique du Sud, la Chine, l’Afrique, il ne manquait plus que l’Inde. Cet « oubli de l’Inde », comme dirait Roger-Pol Droit, est à présent réparé et il appartient aux Toulousain(e)s et au-delà aux habitants de la région Midi-Pyrénées de faire en sorte que cette rencontre entre les cultures soit un succès.
   Et puis, Toulouse la cathare, trouvera peut être des traces de la religion des « bons hommes » au-delà des bogomiles vers l’Inde, source de plus d’une spiritualité…

  • IR/LNRI : Votre initiative rencontre-t-elle déjà un réel engouement, de la part de vos partenaires et du public ? Quels sont, justement, vos partenaires ?

CL : Pour cette première édition où nous devons encore faire nos preuves, nous ressentons déjà un soutien fort de partenaires publics ou privés. A côté de la ville de Toulouse et de son jeune et dynamique chargé des relations internationales, Romain Cujives, il y a bien sûr l’Ambassade de l’Inde qui est la première à nous avoir fait confiance. A ce titre, l’ambassadeur viendra à Toulouse pour la Saison Indienne. Ensuite, la région Midi-Pyrénées a compris l’intérêt de s’ouvrir à cet immense pays.
   Dans le monde culturel, les cinémas, qui participent au festival, ont contribué à la réalisation.
   A part la Banque Populaire, le monde économique reste un peu hésitant, en retrait. Il est vrai qu’on essaie de lui faire comprendre que l’Inde n’est pas un pays pauvre mais un pays d’avenir. Certes, ce n’est pas la Chine impériale et cadenassée, qui obéit au doigt et à la baguette, mais un pays complexe, luxuriant et curieux qui sera, néanmoins, le grand vainqueur du combat économique du XXIème siècle.

  • IR/LNRI : Concernant les conférences organisées dans le cadre de votre festival, que pouvez-vous dire, sur leurs thématiques, les intervenants, les lieux... ?

CL Nous avons deux conférences.
   La première, organisée avec le doyen Kenfac à la faculté de Droit de Toulouse, le mardi 2 avril, abordera la question difficile et controversée de la « gestation pour autrui ». La conférence est intitulée « Regards croisés franco-indiens » car il s’agit de dialoguer, de comprendre et d’essayer d’anticiper les évolutions en cette matière. Nous avons la chance d’avoir des personnalités de qualité et aux opinions très tranchées. De beaux débats en perspective ! Ainsi, le responsable de la législation bioéthique pour le gouvernement de Delhi, le Dr Sharma, sera présent et nous expliquera le point de vue des autorités indiennes.
   La seconde conférence est orientée « business », elle a lieu à la CCI de Toulouse le mercredi 17 avril à partir de 18h00. En présence de l’ambassadeur d’Inde en France et du professeur Jean-Joseph Boillot, auteur de L’Economie de l’Inde (Maspéro, 2010), nous tenterons de répondre à ces questions : Faut il investir en Inde ? et si oui, comment ? Il s’agit d’une table ronde permettant les échanges d’expérience entre chefs d’entreprise français et indiens. Il s’agit de faire comprendre que l’Inde constitue un marché de 300 millions de consommateurs solvables qui devraient s’accroitre dans les vingt ans à venir. Pas question d’imaginer l’Inde comme un pays de délocalisation mais comme un pays d’expansion, un marché en soi, où il faut être présent localement avec un partenaire de confiance pour profiter des opportunités qui se dessinent dans de très nombreux secteurs d’activité...

 

 


 

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